mercredi, 18 janvier 2017, 14:06 GMT

L’opposition était ce mardi devant les journalistes à la Maison de la presse pour parler une fois encore du point 2 de l’accord politique du 12 octobre 2016.  Son porte-parole, Aboubacar Sylla a soutenu qu’il n’a jamais été question de violation de la constitution dans cet accord puisqu’on ne peut pas, a-t-il indiqué, parler de violation de la constitution sur un sujet qui n’est pas traité par la constitution.

 

«Nous avons examiné la constitution. La constitution définit ce qu’on appelle les collectivités locales. Les collectivités locales, d’après la constitution ce sont les régions, les communes urbaines et les communes rurales. Les quartiers et les districts ne sont pas listés au niveau de la constitution comme étant des collectivités locales », a souligné le leader de l’UFC avant de préciser qu’il y a au niveau de la constitution, l’organisation territoriale. Ce sont, a-t-il dit, les collectivités locales (communes urbaines et communes rurales) et les circonscriptions territoriales (les préfectures et les sous-préfectures).

Ce qui veut dire qu’on ne peut pas violer la constitution sur un sujet qui n’est pas traité par elle, étant donné que dans les 162 articles de la constitution, nulle part, il n’est mentionné quartier ou district, a-t-il martelé.

‘’Cela veut dire tout simplement qu’on n’a pas violé la constitution parce qu’elle ne statue pas sur les quartiers et districts. Mais elle statue plutôt sur les collectivités locales qui doivent être dirigées par des exécutifs élus », a déclaré le porte-parole de l’opposition.

Concernant le code électoral, l’ancien ministre de la Communication réaffirme instamment que les dispositions relatives aux élections communales n’entrent en vigueur qu’après l’amendement du code électoral et son adaptation éventuelle à l’accord qui a été signé. Donc, a-t-il balayé d’un revers de la main, toute accusation de violation de la constitution.

Outre Cellou Dalein Diallo et Aboubacar Sylla, on notait la présence de plusieurs leaders politiques de l’opposition  républicaine à cette conférence de presse dont  Mouctar Diallo, Papa Koly Kourouma, Jean-Marc Telliano, Makarena Kaké.  

Nassiou Sow

Nassiou Sow