jeudi, 30 mars 2017, 02:40 GMT

En marge de la fête internationale de la femme, le centre international de recherche et de documentation (CIRD), dont le siège se trouve à Kipé, a projeté un documentaire bouleversant à la gloire du gynécologue, Denis Mukwege, le messie des femmes violées au Sud Kivu en république démocratique du Congo (RDC).

 

Le documentaire, intitulé : « l’homme qui répare les femmes violées », de près de deux heures, a été censuré dans un premier temps en RDC avant d’être finalement autorisé.

 

Le long-métrage de 112 minutes dresse le portrait du gynécologue congolais Denis Mukwege, devenu célèbre pour les soins qu’il apporte aux femmes violées au Nord- Kivu.

 

Mais avant cette projection du film en présence d’un parterre de gotha d’invités composés des écrivains, des hommes de culture, des expatriés et d’autres officiels, la patronne du CIRD a présenté son centre qui pourrait accueillir 4 000 livres.

 

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« Le CIRD, agréé par le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a pour objectif, la promotion du livre et de la recherche. C’est une structure apolitique, non confessionnelle à but non lucratif », a-t-elle entamé en substance.

 

« Pourquoi nous fêtons le 8 mars, s’est-elle encore interrogée. « Parce que c’est la fête de l’une des couches les plus vulnérables, les femmes. Il y a eu des avancées concernant l’amélioration des conditions des femmes ces cinquante dernières années, certes, mais force est de reconnaitre qu’il y a des progrès à faire. C’est pourquoi le centre pense de rendre hommage à cette couche », a-t-elle rajouté.

 

Après la projection, dans la série des questions-réponses, des femmes ont versé des larmes. Des exactions sexuelles qui rappellent la centaine de femmes violées lors de la répression militaire le 28 septembre 2009 au stade du 28 septembre de Conakry.

 

 

 

Abdoulaye Bah

Conakry, Guinée 224-622-14-15-09

Abdoulaye Bah