Mercredi, 23 avril 2014, 09:28 GMT

La grève illimitée déclenchée mardi par les travailleurs de la société téléphonique Orange Guinée s’est poursuivie  ce mercredi 18 septembre. Ils revendiquent  une amélioration de leur  condition de vie.

 
L’ augmentation des salaires à hauteur de 50%, la mise en place de la prime de croissance, la prime de scolarité à hauteur de 300000 fg par mois et par enfant au maximum trois enfants dont l’âge est compris entre 3 à 18 ans, le système de prêt véhicule pour les chefs de services et chefs de Divisions, l’assurance maladie : 90% à la pharmacie supportée par Orange et la mise en place dans l’entreprise ,  l’évacuation sanitaire internationale, sont les cinq principaux points de revendication des travailleurs.
 
Suite à l’appel de la délégation syndicale de ladite société, les travailleurs se sont rendus massivement  à  l’Agence principale d’Orange Guinée à Kaloum. Le but était d’organiser une Assemblée générale dans l’enceinte de l’Agence, chose que la direction n’a pas acceptée.  
 
« Les travailleurs d’Orange Guinée ont fait une revendication légitime. Ils ont déposé leur préavis de grève en suivant la procédure normale de revendication. Qu’est ce que la direction d’Orange Guinée a fait ? Qu’est ce  que l’Administration a fait ? Aujourd’hui en lieu et place des travailleurs contractuels, on met des intérimaires, des stagiaires qui ne sont pas prévus dans les dispositions de la loi. Ce qui est inacceptable, l’administration devrait s’opposer à cela. Ça veut dire qu’on peut sacrifier des Guinéens et leurs remplacer par n’importe qui.  Et ce sont des étrangers qui ne peuvent pas faire ça chez eux qui le font chez nous. Nous ne pouvons pas l’accepter. En plus de cela la direction envoie la police et la gendarmerie pour nous empêcher de revendiquer nos droits », a indiqué Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG et de la FESABAG.
 
Cependant, il a indiqué que les négociations sont en cours entre la direction générale, le secrétaire général du ministère de la Fonction, l’inspection générale du travail. « Les discussions continuent parce que nous voulons d’abord tenir notre Assemblée générale dans les locaux d’Orange et voir ensuite comment répondre à la revendication des travailleurs qui ont demandé une augmentation des salaires. Aujourd’hui, l’entreprise est dans une situation économique et financière qui peut lui permette de satisfaire cette demande. Nous sommes entrain d’échanger d’abord sur la tenue de l’Assemblée générale, interdire le travail des intermédiaires ensuite trouver la solution pour la revendication des travailleurs », a-t-il précisé.
 
Contacté par guinéenews, Abdoul Karim Bangoura, directeur marketing d’Orange Guinée a indiqué que sur les treize points de revendication, la direction a accepté huit points. « Le gros point d’achoppement était l’augmentation des salaires à 50%. A ce niveau, la direction a proposé 15% vu le contexte économique du pays, vu les charges de l’entreprise. Pour ne pas que l’entreprise soit en difficulté financière,  elle a dit quelle ne peut payer que 15% et que l’année prochaine, on peut continuer les augmentations comme cela se fait d’habitude. Mais cette fois-ci, le syndicat n’a pas accepté. Et ils ont lancé la grève hier qui est en cours », a-t-il indiqué en signalant que cette grève a un impact sur l’image de la société.
 
Dans la même lancée, il a ajouté que dans la matinée, des travailleurs ont tenté de saboter les installations  d’Orange. « Nous avons pu les identifier à travers des vidéos et nous avons porté plainte contre eux (…) », a-t-il conclu.

Conakry, Guinée

Sarif Barry